French

In May 2001, Bernadette M. Ginestet-Levine chaired a session and presented a paper at the Congrès International des Etudes Francophones (International Conference for Francophone Studies), held in Portland, Maine. A revised version of this paper has just been published in the December issue of La Revue Française. The title of the article: "Femmes au désert, métaphores et métamorphoses".
Besides organizing the Clemson University Foreign Film series (elsewhere in this newsletter), she joined the university Poetry Project this Spring, and had her FR 411 students participate in the project, contributing French poems. Her own poems have been accepted for publication.

Elle a frappé à la fenêtre ouverte

Ses mains étaient couvertes de pollen

Elle a dit qu' elle avait marché
Sur les rochers bordant la mer

Elle a dit qu'elle avait soif

Tu as sorti ton pichet de vin frais
Une tasse ébréchée
Elle s' est servie

Elle a bu en silence
Et tu la regardais

Elle a defait lentement ses sandales
Et elle est repartie pieds nus sur l' herbe sèche

Son ombre a longuement glissé sur les rochers
Tu es rentré
Tu as bu une gorgée de vin
A même le pichet
Il faisait chaud

D'un doigt furtif tu as effleuré la tasse vide.


by Bernadette M. Ginestet-Levine

(will be pubished in Le Maghreb Littéraire, december 2002)

En Ohio

Avec un ciel si gris, si vaste,
Qui s’étend aussi loin qu’on peut voir,
Avec ses champs et ses rangs de mais,
Et ses fermiers qui s’en occupent,
Avec le travail rude, la chaleur, la sueur et l’été,
Regardez les durer, ces longues journées en Ohio.

Avec ses feuilles brunes, rouges, et oranges,
Qui se fanent sur les branches et s’envolent au vent,
Avec ses foires et ses feux de joie,
Et ses citrouilles et son cidre qui sent la pomme,
Avec le vent, l’école, le foin, les amis,
Regardez les se réjouir, ces beaux jours en Ohio.

Avec ses brouillards et ses couches de neige,
Qui recouvrent les rues, les voitures et les champs,
Avec le vent froid qui approche du nord,
Et les oiseaux qui s’envolent au sud,
Avec le froid, l’amertume, la glace,
Regardez les s’assombrir, ces journées solitaires en Ohio.

Avec un soleil glorieux et chaud,
Qui dégèle la terre et les cœurs,
Avec les oies sauvages qui reviennent faire leurs nids,
Et les enfants qui jouent dehors,
Avec l’amour, la vie, la joie, l’espoir,
Regardez les s’épanouir, ces jours heureux en Ohio.

Voilà que le printemps est retourné,
Et la vie recommence !


by Aimée Sylvester
FR 411

Newsletter Spring 2002 Department of Languages Clemson University Editor